Ecole de Théâtre

Ecole Supérieure de Théâtre Jean Pierre Guingané

Du C.F.R.A.V.

Centre de Formation et de Recherche en Arts Vivants

Ouagadougou

Contexte

La culture occupe une place importante dans le processus de développement durable des pays africains, mais la culture n’est pas qu’un mot : pour qu’elle soit vivante, il faut qu’elle soit célébrée, critiquée et renouvelée à travers les œuvres des artistes. Face à une tâche aussi importante réservée aux arts, le manque de structures de formation de haut niveau, dans la région de l’Afrique occidentale, devient criard. Parmi les multiples conséquences de ce manque, on peut citer la fuite des talents : plusieurs jeunes talents africains se rendent outremer dans le but d’y acquérir une formation de grande qualité avec la tentation ou le risque d’y rester pour bâtir leur carrière artistique. Ainsi le panorama culturel africain se vide de plus en plus.

La formation, sur le tas et parfois à travers les stages, est le mode le plus fréquemment utilisé dans les pays de la région. Bien qu’elle soit un bon exemple d’adaptation au contexte, cette modalité d’apprentissage comporte de nombreuses lacunes et, généralement, ne forme pas des artistes capables de se défendre à l’international.

C’est pourquoi le Pr feu Jean-Pierre Guingané a décidé en 2003 de créer le Centre de Formation et de Recherche en Arts Vivants (CFRAV), au sein de l’Espace Culturel Gambidi. Ayant fait ses preuves en formant, au cours des cinq premières années, environ 200 artistes issus de 16 pays d’Afrique et d’Europe, le choix a été fait, à partir de 2008, de créer une Ecole Supérieure de Théâtre pour assurer une formation artistique permanente.

Ecole Supérieure de Théâtre

La formule “Ecole Supérieure de Théâtre” du département du théâtre du CFRAV a donc démarré en novembre 2008 avec une première promotion de 11 étudiants venant du Tchad, du Cameroun et du Burkina Faso qui a terminé son parcours en 2011 (100% des diplômés travaillent dans le secteur culturel). La deuxième promotion 2010-2013 a terminé son parcours (90% des diplômés travaillent dans le secteur culturel). La troisième promotion (2013-2016) a commencé les cours en novembre 2013 et terminera en 2016. La quatrième promotion a démarré en 2015 avec 12 étudiants venant du Congo, du Gabon et du Burkina Faso.

Apres la disparition du Pr Guingané, en 2011, l’Ecole a changé son nom en : Ecole Supérieure de Théâtre Jean-Pierre Guingané (Ecole JPG).

L’Ecole Supérieure de Théâtre Jean-Pierre Guingané est une activité du CFRAV, dans sa section de formation diplômante en théâtre ses cours sont permanents et s’étalent sur toute l’année.

L’Ecole JPG prévoit des cours généraux, cours techniques, ateliers créatifs et un projet artistique final.

Chaque cycle diplômant prévoit :

-      trois (3) ans de cours ;

-      1440 heures par an, dont 600 heures de cours en classe (5 heures/jour, 5 jours/semaine sur deux semestres) et 150 heures d’atelier pratique

-      Diplôme final

-      Une trentaine d’enseignants experts nationaux et internationaux.

L’Ecole JPG du CFRAV fournit une formation professionnalisante (unique au Burkina Faso) avec des cours réguliers et quotidiens (cinq heures par jour du lundi au vendredi) pendant plus de 30 semaines par an.

Les activités sont organisées en collaboration avec :

  • l'Université de Ouagadougou,
  • le Conservatoire Royal de Mons- ARTS2 (Belgique),
  • l’Ecole internationale de théâtre (EITB) du Bénin,
  • l’Ecole Nationale de théâtre et de Danse (ENTD-INSAAC) de Côte d’Ivoire,
  • l’Accademia Teatro Dimitri (Suisse),
  • l'Institut International de Théâtre (ITI - organe théâtral de l'Unesco).

Une école de cette envergure (pédagogique et géographique) est unique au Burkina Faso, elle représente une nouveauté absolue et constitue un exemple édifiant pour la région.

L’Ecole JPG se distingue des autres structures de formation par les particularités suivantes :

  • La pluridisciplinarité. En Afrique, l’artiste du spectacle vivant doit être, à la fois, danseur, musicien et acteur, tout en ayant sa spécialité. La première année du cycle diplômant est une année commune à toutes les disciplines.
  • La recherche de l’intégration. Les étudiants viennent de tous les pays d’Afrique et leurs formateurs sont recrutés parmi les experts d’Afrique, en priorité, et des autres continents.

Cela est très important car l’Ecole JPG veut faire de ses apprenants de futurs collaborateurs qui élargiront, au maximum, l’espace de leur évolution.

  • La satisfaction d’un besoin. Depuis quelques années, grâce à la stabilité sociopolitique du Burkina Faso, sa capitale, Ouagadougou est devenue un carrefour très fréquenté des artistes africains. Cette école vient donc combler un vide et satisfaire un besoin ressenti par les artistes.

L’Ecole JPG utilise la pédagogie du comédien réflexif qui part du principe que le talent du praticien est en lui-même et qu’il peut, de manière autonome, travailler à l’épanouissement de ce talent en développant : l’intelligence artistique, la maîtrise technique, l’autonomie et la créativité.

L’Ecole JPG refuse d’être réduit à un établissement d’enseignement des techniques liées à des disciplines. Il veut former des artistes compétents, autonomes, capables d’initiatives, dans le souci d’assurer, chez eux, le désir d’entreprendre.

Historique :

L’action repose sur trente ans d’expérience de travail théâtral au Burkina Faso, et dans la région. En particulier sur la formule d’école basée sur des cours intensifs recherchant l’excellence qui a fait ses preuves, à travers l’expérience de l’Union des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou (Unedo) 1990-2000. L’école (dirigée par Jean-Pierre GUINGANE) a formé la plupart des artistes reconnus au Burkina Faso et certains dans les pays voisins. Quelques exemples : Etienne MINOUNGOU (Directeur du festival international RECREATRALES), Salia SANOU (chorégraphe de renommée internationale Directeur artistique des « Rencontres Chorégraphiques Africaines »), Ildevert MEDA (Comédien, metteur en scène et directeur de plusieurs structures théâtrales), etc.

Il est remarquable que, jusqu’ aujourd’hui, les anciens élèves de l’Unedo continuent à collaborer entre eux, et forment un des réseaux (formel et informel) les plus forts en Afrique occidentale.

Le Centre de Formation et de Recherche en Arts Vivants (CFRAV) est l’héritier de l’Unedo. Créé en 2003, il a cherché à relever le défi de former, en Afrique, des artistes de haut niveau, capables d’avoir les espaces de tous les pays africains comme espace d’évolution, de créer un public qui aime leur travail et soit capable de leur garantir des revenus suffisants pour qu’ils continuent d’exercer en Afrique.

Le corps enseignant

Fondateur : Prof Jean- Pierre GUINGANE
Professeur  de  classe  exceptionnelle  à  l’université  de  Ouagadougou,  auteur  et metteur en scène reconnu, représentant pluri primé de la culture africaine dans le monde.

Directeur Administratif : Claude GUINGANE  Administrateur depuis Juin 2013 de l' Espace Culturel Gambidi

Directeur des Etudes : Luca G.M. FUSI
Formateur théâtral avec quinze ans d’expérience, comédien et metteur en scène international.

Directeur Pédagogique : Hamadou MANDE
Professeur à l’Université de Ouagadougou, membre du Conseil Executif Mondiale de l’Institut International de Théâtre.

Responsable du Conseil  Pédagogique et Scientifique : Jean-Henri DRÈZE
Inspecteur pour l’enseignement artistique de la Communauté Française de Belgique

En plus des trois cités, une vingtaine de formateurs (Africains, Européens et Américains) apportent  leur expertise à chaque promotion. On peut citer entre autres:

Danse : Blandine YAMEOGO
Danseuse et chorégraphe professionnelle de haut niveau dans la danse traditionnelle et afro contemporaine.
Elle donnes des formation en Afrique et en Europe.

Théâtre et Société : Prof Prosper KOMPAORE
Professeur à l’université de Ouagadougou, directeur de l’Atelier de Théâtre Burkinabé, metteur en scène reconnu et auteur des textes pédagogiques.

Interprétation Textes Dramatiques : Fréderic DUSSENNE
Responsable Théâtre et Enseignant au Conservatoire Royale de Mons ARTS2. Pédagogue de référence en Belgique.

Le diplôme :

Au bout des trois années d’études, il est prévu un diplôme reconnu par l’Etat.