Presentation de CFRAV

Tonton DINDIN de Molière Octobre 2013

 

L’école en chiffres:

Le Centre de Formation et Recherche en Arts Vivants (CFRAV) existe depuis 2003 et a formé plus de 200 élèves de 16 pays d’Afrique et d’ailleurs à travers des ateliers intensifs (2 à 3 semaines).

La formule “école de théâtre” du département du théâtre du CFRAV a démarré en novembre 2008 avec une première promotion de 11 élèves venants du Tchad, du Cameroun et du Burkina Faso.
La deuxième promotion a démarré en 2010, avec 18 élèves venants du Mali et du
Burkina Faso.

Il  s’agit  d’une  formation  professionnalisante  (unique  au  Burkina  Faso)  qui compte :
-    trois (3) ans de cours
-    750 heures de cours par an (5 heures/jour, 5 jours/semaine sur deux semestres)
-    Diplôme final
-    24 enseignants experts nationaux et internationaux

Le défi :

Pendant plusieurs années, les Africains ont dû s’expatrier, en Europe, en quête d’une formation de qualité en Art Dramatique et des conditions favorables à leur
épanouissement professionnel.

Le défi qui se pose à l’école de théâtre du CFRAV est de participer l’inversion de cette situation à travers une structure exemplaire capable de :

o Former,  en  Afrique,  des  artistes  de  haut  niveau,  capables  d’avoir  les espaces de tous les pays africains comme espace d’évolution.

d’exercer en Afrique.

Les élèves qui sortiront de cette école devront être, par leur qualité, compétitifs au plan international. Ils auront aussi les outils nécessaires pour pouvoir imaginer et construire un espace de travail qui les soutient et leur permet de développer leurs projets artistiques sur le continent africain.


Pourquoi une école internationale de théâtre au Burkina Faso :

L’Afrique, aujourd’hui, a besoin d’artistes conscients de leurs rôle qui l’aident dans la sauvegarde des identités culturelles locales gage indispensable à un bon fonctionnement dans le cadre de la globalisation et à la lutte contre la pauvreté. La présence d'opérateurs culturels compétents est fondamentale aussi pour gérer positivement l'adaptation aux réalités culturelles locales des stratégies internationales de développement.

Tout cela n’est possible que si l’Afrique se dote d’infrastructures sérieuses de formation comme celle proposée par le CFRAV à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Contexte:

Le Burkina Faso figure parmi les pays les plus pauvres du monde (selon les statistiques UNEP). Il ne dispose pas de matières premières, d’industries, et son agriculture n’est pas encore développée. La richesse inestimable du Burkina Faso est sa culture, ou, mieux, ses cultures : un ensemble de règles et de rituels sociaux, encore bien enracinés, qui permettent au peuple burkinabé d'affronter les conditions de pauvreté et les contradictions de la modernité.

La défense de la diversité culturelle est considérée aujourd’hui comme un moyen indispensable pour le  développement ; particulièrement dans un pays comme le Burkina Faso, où l'action culturelle se donne la double tâche  de renforcer la conscience sociale et accompagner le difficile chemin vers la modernisation des coutumes. Pour adapter, avec équité, les modèles de développement internationaux au contexte si particulier de l’Afrique une profonde élaboration culturelle de la part de la population s’avère nécessaire, de sorte que les savoirs traditionnels locaux puissent contribuer positivement au parcours de la modernisation et du développement  du pays.
Les institutions locales, internationales et les ONG cherchent déjà à utiliser la
culture pour rendre plus efficace leurs actions (le théâtre de sensibilisation dans les villages en est l'exemple le plus évident).

Ouagadougou),    le    plus    important    du    continent,    les    festivals    de     théâtre internationaux (FITMO, FITD, RECREATRALES etc.), la  Semaine Nationale de la Culture (SNC), le SIAO (Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou), etc. La  culture,  en  effet,  peut  et  doit  devenir  un  secteur  émergeant    pour  le développement du pays, du point de vue économique aussi.
L'action culturelle est en outre un vecteur stratégique pour la conscience, le maintien de la paix, et un moyen capable d'exalter les valeurs de la cohabitation. Dans  cette  direction  il  faut  la  contribution  des  Institutions  nationales  (plan national du développement) et internationales (actions Unesco, ITI, coopérations bilatérales, etc.)

Dans un tel contexte, la formation des professionnels culturels capables de se confronter avec les défis de la modernisation et de transformer les diversités culturelles en ressources pour le pays devient une priorité comme mentionné même par l'Unesco dans sa promotion de l'éducation artistique.

Parce que le Burkina Faso est un pays de culture orale (éphémère) : dont on retrouve les références, principalement dans les arts vivants, contes, danse, musique, costumes et le théâtre devient le carrefour idéal pour le développement d'une conscience culturelle.

      Jean-Pierre Guingané, directeur du CFRAV, a une expérience de plus de trente  ans  dans  le  domaine  culturel,  il  est, entre autre, membre du comité exécutif et Président du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Institut International de Théâtre (ITI), la structure théâtrale de l'Unesco. L’Analyse des Besoins est fondée donc sur une expérience de haut niveau dans la pratique et dans la théorie de l'intervention culturelle.